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The Daily Shaarli
——————————— Thursday 09, July 2015 ———————————
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Quand le seul modèle suivi dans nos sociétés est celui de la dépendance aux grosses industries, de l’autorité en place, de l’évasion constante de la réalité par le divertissement, je pense qu’il n’est pas possible de se révolter radicalement contre le système en place. Dénoncer les stratégies géopolitiques des puissants ou travailler à son compte sont des débuts d’autonomisation, mais ça ne fait pas tout.

Quand un-e « terroriste » commet des actions intolérables, que ce soit au nom d’une organisation transnationale comme Daesh ou par vengeance personnelle comme à Saint-Quentin-Fallavier, je suis triste et déçu que ce-tte jeune paumé-e n’ait pas repris de l’espoir à vouloir changer la société dans lequel il-elle a grandi, à son échelle. Plutôt que de libérer cette rage sociale dévastatrice de façon incontrôlée, simplement pour être soulagé-e de croire avoir fait quelque chose et avoir redonné un sens à sa vie, j’aurais tellement aimé l’idée qu’il-elle ait construit quelque chose de ses mains, de façon autonome et alternative sans atteindre que quelconque autorité ne lui ait donné son approbation.
Plutôt que de rester braqué-e-s sur Daesh, nous devrions rencontrer plus souvent les habitant-e-s des ZAD et des petites communautés rurales autogérées, qui par la communication souhaitent abolir les dominations et rapports de force, par le travail souhaitent abolir le salariat et l’aliénation de l’emploi et par la pratique et l’échange local-régional souhaitent exploiter au maximum des ressources auto-produites et de bout en bout, déconstruire le capitalisme. Pour des individu-e-s plus sain-e-s, responsables, autonomes et heureux-ses.

« Hashtags »: #Propaganda #L’An01 #LaBelleVerte #VolemRienFoutreAlPais #NeVivonsPlusCommeDesEsclaves #PartonsVoyagerEtRencontrerAuLieuDeSurfer
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A Jonathan Sturel, l'auteur de la vidéo :
Je n'ai pas très bien compris où était l'analyse dans cette vidéo ; de l'observation et de la spéculation ça oui, y en a, mais je ne vois pas où vous voulez en venir. De plus, vous paraissez presque passer à côté de l'insulte sexiste quand vous utilisez le mot "femmes" à contrecœur quelque part dans la première moitié de la vidéo. Si c'est bien une insulte sexiste qui a failli sortir, alors je pense que vous êtes pile poil dans la zone d'idées que le Système désire être majoritaire en laissant les Femens être en avant dans la scène médiatique.

Je m'explique. A mon avis, les Femen ont un double objectif.
D'abord, décrédibiliser le mouvement féministe en occultant par leur impact médiatique, l'impact dans la société civile de mouvements féministes qui œuvrent concrètement pour la fin du sexisme ordinaire. Ainsi, le combat féministe raisonné et argumenté est effacé au profit d'un combat par l'image sensationnaliste, qui ne véhicule aucune idée à part la constante qu'elles expriment : celle d'être seins nus. Cette constante, si elle n'est pas explicitée (ce que font les Femens), est selon moi la pire arme de propagande sexiste possible car étant la principale arme pour attirer l'attention des médias, elle induirait que les Femens se reconnaissent comme objets de désir, concept que le mouvement féministe fait gerber. En cela, les Femens ont accompli ce qu'elles voulaient dans votre psyché en associant féminisme et sexualité, et en provoquant le rejet et le dégoût de la cause féministe, dont la sphère médiatique élève comme représentantes les Femens.

Ensuite, faire passer la révolte sociale comme une suite de coups médiatiques, qui influencerait leurs adversaires. Aujourd'hui, le Système fait croire qu'on ne change la société qu'en faisant des actions explosives, qu'en allant manifester, par des instants qui font bouger les idées. L'idée que le combat politique est un combat de tout instant, qui peut durer toute une vie, est évacué alors qu'elle était normale quelques décennies auparavant.
Si on extrapole, ce que le Système veut finalement, c'est que la confrontation politique ne soit qu'un divertissement comme un autre, une activité de plus pour occuper l'esprit, tandis que le reste du temps, le-a "militant-e", qui va à des manifestations anti-capitalistes, pro-égalité des sexualités et genres, continue d'appliquer des mécaniques capitalistes, consuméristes et sexistes. Par exemple en contractant un crédit pour une voiture et en monnayant la solidarité par le covoiturage organisé pour les unes, et en considérant la femme comme incapable d'être autonome par la galanterie, n'ayant pas le droit de s'énerver quand elle a des opinions franches à soulever, en l'harcelant de façon répétitive en soirée parce que "j'étais bourré-e, je me rendais pas compte" pour les autres.
Non, la révolte, ce n'est pas ça. C'est un combat de tous les jours, une remise en question constante, une expérience qui nécessite d'assumer ses erreurs, de vouloir les changer, quelque soit l'échelle de temps, pour ensuite pouvoir le faire prendre conscience autour de soi. C'est long et difficile, et ça, dans une société de l'immédiateté et du concept sacrifice -> récompense, c'est inacceptable.
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